Le circaète Jean Leblanc, gracieux saint esprit

Il est là,  bien de retour, le circaète Jean Leblanc.

Levez les yeux au ciel et admirez cet oiseau exubérant.  D’une envergure allant d’un mètre soixante à un mètre quatre vingt dix, il se classe juste derrière son congénère l’aigle royal en terme de longueur. L’une des particularités de cet aigle est de posséder des yeux d’un jaune orangé, plutôt de face que sur le côté, tel un rapace nocturne.

@LPO

C’est dés le mois de février que ces oiseaux migrateurs reviennent d’Afrique, logique, avec un régime exclusif reptilien, le réveil des serpents hibernants annonce leur grand retour. Actuellement en parade nuptial est fréquent d’entendre leur sifflement en milieu de journée.

La période de reproduction battant son plein, c’est à partir de début avril que la femelle pondra un seul et unique oeuf. Les nids sont construits dans les arbres, sur des pins pour le briançonnais, toujours orientés à l’abri du vent, généralement (et suivant le vallon) sud sud ouest. Construits de manière à passer inaperçu dans le paysage, ils sont composés de petites brindilles et tapissés de feuilles et ou d’aiguilles. Du fait de son envergure, le circaète battit son nid plutôt en hauteur, au sommet ou sur une branche isolée.

L’oisillon sort de son oeuf environ 45 jours aprés la ponte, puis quittera définitivement son logis au bout de deux mois.

Les circaètes Jean Leblanc sont principalement reconnu pour leur vol stationnaire, dont le surnom est vol « en saint esprit ».

L’étymologie  de son nom latin : circaetus gallicus, se traduit par : faucon aigle gaulois. Peut être que « faucon » vient du fait que le faucon crécerelle est le seul autre oiseau (dans notre pays) à voler de cette manière et pouvant rester stationnaire.

Vidéo avec une femelle et son petit

Les aigles chassent leur proie soit depuis une posture en hauteur soit durant leur vol stationnaire. Dés que le circaète a repéré sa prise, il replie ses aigles, serres vers l’avant et se laisse tomber tout en maitrisant sa direction. Il attrape dans ses serres le serpent, d’un coup de bec sur la tête il achève sa proie, puis ingère en une fois son butin.

Lors de notre randonnée, nous aurons peut être la chance de pouvoir l’observer, en attendant, guettez le ciel, ouvrez les oreilles, il est tout prêt…

Pour en savoir plus : LPO paca

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